Hernie Discale

La colonne vertébrale est un empilement de vertèbres séparées entre elles par des disques gélatineux ayant un rôle de soutien et d’amorti. Parfois l’un de ces disques se fragilise, s’affaisse et une hernie se forme. C’est la hernie discale.

hernie discale

Souvent incriminée à tort, la hernie discale est régulièrement assimilée à une fatalité et à une chirurgie.

Il existe différents types de hernies discales :

  1. « les hernies discales bénignes »
  2. les « hernies discales fragilisantes » et
  3. celles à un stade plus avancé.

Les hernies bénignes : 

c’est le disque qui déborde sur un côté, d’où son nom de débord ou saillie. Progressivement, si l’invagination continue et augmente, on parlera de hernie discale. En médecine traditionnelle, ce débord est parfois suspecté comme responsable de la douleur à cause de la compression directe ou induite par l'inflammation localisée qu'il produit. C'est pourquoi, la plupart des médecins vous proposeront le repos et les anti-inflammatoires, parfois des séances de kinésithérapie… d’autres médecins vous proposeront l'ostéopathie. 

En ostéopathie, dans ce cas, nous considérons que la douleur est liée aux articulations, situées à côté du débord discal. Elles dysfonctionnent et ce sont elles qui entrainent la douleur. Le travail de ces articulations entrainera la disparition de la douleur. 

Les hernies  fragilisantes : c’est un écrasement, une invagination un peu plus importante d’une partie du disque qui devient plus proéminent. On parle alors vraiment de hernie discale.

La médecine traditionnelle incrimine très souvent ces hernies discales comme cause de vos douleurs. Cependant les études scientifiques affirment le contraire. Pour qu’une hernie discale vienne réellement perturber le fonctionnement d’un nerf, il faut que celui-ci soit comprimé de manière brutale (accident) ou que cette compression progressive soit supérieure à 70%. Or les hernies discales s’installent généralement de manière progressive et insidieuse, et les 70% sont rarement atteints.

En s’écrasant ainsi, le disque devient moins efficace, il perd une partie de son rôle d’amorti et de soutien. Les hernies discales un peu plus marquées fragilisent donc les articulations qui les entourent. Les articulations sont amenées à se bloquer, ce qui déclenche une inflammation à l’origine de la douleur.

Ces articulations n'étant pas dans bien des cas structurellement lésées, les travailler aura pour but de redonner toute la mobilité au dos. L’inflammation disparaitra d’elle-même. 

La hernie discale étant là, ce travail sera à refaire de temps en temps, le dos étant fragilisé. 

Hernies discales de stade avancé :

  • La compression est brutale : le nerf n’a pas le temps de s’adapter, lors d’un accident par exemple.
  • La compression progressive est supérieure à 70%.

Dans ce cas, il y a réellement une action néfaste de la hernie discale sur le nerf et le traitement chirurgical est fréquemment recommandé.